l’ouvrier par son pot d’fleurs

  ce qui se retourne n’a pas de lieu où se retirer
  c’est pour cela qu’on le dit en suspens, en exil ou en transit
  tel un embryon tombé hors
  du ventre maternel

  la route
  s’habille en ci, la route
  s’habille en ça, et j’garde toujours le nickel chrome
  à vue

  on s’escamote
  le vent on s’escamote
  la rate –
  on n’a rien à gagner à tout ça non, on n’a rien

  je t’accorde deux heures, pas plus
  et le reste du temps tu fais ce que tu veux – tu parles à tes pieds si tu veux
  ou tu restes silencieuse

  les masques tombés, quelle vague se dresse, déferlant immobile
  prête à soi et devant

  je me raccroche à
  la barbe de dieu, je surfe
  dessus son long soupir
  le premier de nous deux qui rira
  et la mort au milieu

  le dernier mur s’effondre
  la peau tombée des yeux
  et le ticket perdant…

  une fois sur place
  face à la mer et on rigole – il n’y a, pourtant,
  vraiment pas de quoi

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