je ne me marcherai plus dessus. je serai triste cependant, mais comme absent de ma tristesse
je serai mort
à l’heure où l’on chavire et l’on se dit, c’est parce que la mer est sans fond qu’on y peut marcher dessus
mais non sans se mouiller
il faudra se relayer
à souffler sur les cendres, à se tenir droit en équilibre
sur trois clous
et rester tout de même éveillé quand plus aucun chant, fut-ce de rupture ou d’exil,
ne nous chante
il n’y a pas d’heure, où se tenir à l’écart.
à peine relevé-je la manche que le bras
se met à blanchir, et la mort y tatouer
son accent muet
cela devient difficile. de plus en plus difficile. un homme soupire à mes côtés. il arrange son souffle
d’un geste maladroit
mais il n’en reste rien. pas même un regard en arrière. une pierre peut-être, tombant sans fond faisant vibrer
ce rien restant
à attendre là, qu’un miracle
ne s’accomplisse pas. croupir au fond
de sa propre poitrine, rat cancéreux, petit rêve amoureux découpé
à même le néant

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