rassure-toi, je suis un apocryphe, rassure-moi
nous volons
de nos propres ailes, à ras
de poulailler nous volons, quoique bien bas, rognées –
il s’en serait fallu de peu pourtant, et même
à moins que ça
un jour
ne présente pas d’intérêt, ou à peine
plus que ça, je ne pense pas
te connaître par ton petit nom je n’ai jamais
remué ta merde ni ramé, avec acharnement
dans ce contre-courant
une nuit
tu t’endors dans moi, une autre
nuit tu fais semblant
tu réécris
toute l’histoire, remets à jour
le testament
je n(y gagne pas beaucoup, et j’en perds
guère davantage.
il y a le regard
venu d’en-haut, il y a le regard
oblique, biaisé, regard de côté – où m’as-tu donc trouvé, tandis que
moi ne m’y trouvais pas
un seul homme me
regardait patrouiller
croiser de long en large
l’espace vide –
une fois éteint, mort ou éteint, nous fîmes
une croix dessus, juste
une croix
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