la nuit ça n’ s’arrange pas. la nuit
ça n’ s’arrange toujours pas. on est mort sans être vraiment mort, alors comment on fait
à quel station descendre, quel changement prendre
– du boyau la déjection
le fond de l’abysse est rempli de trous, ou je m’abuse ?
c’est pas une vie, ça
même s’il n’y en aura pas d’autre, à première vue
ou alors à cheval, sur ses deux pauvres sabots
au centre de la mort il y a la mort, on n’y fait pas trop attention
au centre de moi un miroir vide, en lequel personne
ne se reconnaît vraiment
sauf à vomir
dieu ne serait qu’un homme parmi moi, j’ai pas compris la suite
on ne meurt qu’une fois à la fois – entre-temps on se ballade, la corde au cou
le chemin de travers
un tiens vaudra toujours mieux que deux nique-ta-race. j’ai rien vu venir
juste vu s’enfuir
plus que deux jours à manger, trois jours à respirer, j’ai fini par détester
mon bite, mon style
et tout ce désordre commémoratif
la mort n’est pas la mort elle fait seulement semblant – tout comme nous
faisons semblant de vivre, d’être vivant sauf en fumant, hurlant tout bas tout bas
bavant du front, puant d’ l’oreille
Laisser un commentaire