soulève l’intime

  renard musqué, bête traquée
  nous nous pensions d’un chemin long
  et large
  si large…

  paquet de haut vent
  à la face t’es beau, t’es belle
  besoin pressant, crispant
  d’extirpement

  cheval consort, à cause
  d’un être humain j’ai faim
  perpétuellement
  faim, la faim

  ils se sont rencontrés au très hasard
  d’une
  douce désolation, elle semblant – ils n’auraient
  pas survécu sans ça, ni
  à ça, d’ailleurs

  bœuf entier, travail sensé
  l’amour te prend de court tandis que l’autre
  bras
  pendait tout seul

  le tout petit
  caillou (à peine un gravillon)
  qui, de ta chaussure
  remonte dans le sang, blanc
  et te heurte
  l’œil – ne t’en fais pas

  fuck une gourde

soulève l'intime

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