j’aime un ciel sans vergogne

  dans le montée en puissance de l’alarme et du silence,
  je suis l’homme ou jamais

  tremplin pour l’au-delà, objet référentiel, la terre ensemencielle
  je l’évacue
  je l’appelle terre des chants, à la langue de vase
  elle me r’tient par les couilles, la suceuse des morts…

  pleures-tu à ma cheville, non, tu n’pleures pas, tu n’pleures nulle part
  me laves-tu les pieds, non, tu n’me laves pas les pieds – tu fais semblant, mais semblant
  n’est pas de trop

  j’avise et dans ma mémoire, de si triste renard, je les regarde nager dans le sens contraire, toutes mues et arguant
  d’un désir opposé

  quelque part s’attaque à un homme bien que rien ne vienne à bout
  de l’homme, l’homme étant ce qui reste de lui-même une fois l’homme
  usé jusqu’à la corde
  il n’aboie plus. il pense revenir sur ses pas or lui manquent les pattes, de ça…

  le trou
  qu’on ne comblera pas, le trou
  à l’exact emplacement
  du cœur je le suppose
  le trou
  sans commune mesure
  – la pomme entre les clous

j'aime un ciel sans vergogne

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *