génuflexions, et encore des / génuflexions

  j’irai pas droit au but, tout ce que tu voudras oui mais non, j’irai pas
  droit
  au but j’ai l’infortune, la naissance ambiguë
  on s’appelle demain si tu veux, demain c’est préférable
  demain c’est mieux
  demain s’il pleut

  les oiseaux sont de mon poids, ils mesurent à peine
  un petit pois, un petit pois c’est tout, j’ai l’impression
  la conscience intranquille
  d’avoir fait c’que j’ai pu, et j’ai pas pu grand chose
  un petit pois c’est tout

  quoi que je dise, je dise
  avec la parole au milieu
  j’ai pas d’enfant, les enfants au milieu j’ai pas d’enfant, des petits cailloux seulement
  de petits poucets – j’ai craché au miroir, il a plu ce matin j’ai enterré mes ch’veux
  et mes ongles
  mes cheveux et mes ongles, les os eux
  restèrent dehors

  tellement triste, tellement triste et c’est peu dire
  qu’on est plus triste encore, comme la mer, la mer on dit bien la mer quante la mer, c’est triste,
  se retire, qu’elle n’a plus rien
  à dire, à vomir
  et que le temps qu’il fait, il le fera sans doute, et il le refera
  à moins qu’il change, s’il est changeant

  castagne, je n’aime pas la
  castagne, tu remarques mes muscles, la masculinité mâle
  de mon simple appareil, mais tu dis c’est pareil, et du pareil au même, tu m’embrouilles, je sais pas quoi te dire
  je te dis mille-feuilles, tu me fais l’éventail
  et je tombe dedans, et je grimpe dehors, c’est la
  mort prévisible

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