nouvelle donne, vieille carlingue

  je m’étais nourri d’arbres étroits, de pierres tombales
  les racines sous les dalles
  fouillaient l’immémorial

  trop tard pour rebrousser chemin et de toute façon le chemin
  rampant à terre
  rompait les rangs

  nous sommes venus le jour venu, le jour parti nous repartîmes – quelque chose
  avions manqué, à côté de
  étions passés, on s’en doutait

  dans l’ordre qui dit oui, et, posé sur un con (le pont), le désordre des mondes
  renversé renversant
  pouf pouf

  agir sans preuve, telle au commencement des temps la foudre
  aléatoire et têtue
  criant sa joie, rendait son âme

nouvelle donne, vieille carlingue

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