le gris d’la mer

  je penche à votre table et j’ignore tout de vous. j’ignore même d’où je viens, je sais par quel chemin, odieux
  et puis tu t’écriais sans faire-part de ta joie: oh cet homme tout en rupture, la sage
  éclaboussure

  un silence sans couture mais tu rêves sans doute. soulevant la jupe à hauteur de néant, un bordel à deux doigts – la limite tombée dont on ne distingue donc plus l’intra de l’extra, verti
  ça change pas grand chose, finalement…

  j’ai mis un toit, un toit sur moi, un toit
  tout autour de moi, et ce fut sans compter les mouches – mes chères amies les mouches, danseuses méthodiques, fées aéronautiques fredonnant une
  sourate de la paresse. la volupté du knout

  je ne sais pas y faire. je n’ai jamais su, y faire. un seul œil sanglotant, tandis que l’autre d’un souvenir blessant traîne dans la poussière
  c’est chic la poussière. moins qu’un ciel en contre-pouvoir ceci dit, d’un bleu-taudis

  quéquette ardente n’amasse pas moule, mais les fruits de mer me foutent la gerbe en définitive. la nausée des trajets en ferry, parcours à pédalo, percussion des roulements ferroviaires
  j’avais l’impression d’être ailleurs – et même encore un peu plus loin…

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *