parler à un homme ne lui ressemble pas
il grimace, épluche quelques châtaignes il lui faudra quoi qu’il en soit
vivre avec ça
m’héberge un jour gratuit, une parole de travers, un défaut
de fabrique textuelle
qu’est-ce qui vivra sans nous, un homme vivra sans nous
sous le soleil désolément
et personne pour lui rendre
la monnaie
on mourra malgré tout, mais d’une toute autre façon
mourir est une autre façon
de dire je t’aime en étranger
les chiens sont pas méchants, malgré tous leurs efforts
l’élan passe à côté – la fin n’ayant
pas de fin, on tourne en vase clos
d’un coup la liberté, olé
olé d’un air contrit, l’enthousiasme droopy
– un oreiller en poils de chatte, piètre consolation…
on s’étire on a tort
de toujours commencer par la fin, d’avant même le premier pas jeter l’éponge, se tatouer la marée
sur la chute d’un précipice tout
intérieur
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