intuitivement le paysage

  tout ce qui a un sens agonise à côté de moi
  tout ce qui a un sens existe et simultanément n’existe pas
  raison pour laquelle tout ce qui a un sens n’en a finalement pas
  et meurt à côté de moi, ou moi-même allongé meurt près de moi, par conséquent en-dehors, extradé
  chié par l’esprit

  soulève-toi marie-jeanne, et ne redescends pas
  ne réalunis pas
  si tu manges les figues c’est que les figues sont bonnes. si tu vois un homme je serai cet homme-là,
  en perte de je ne sais quoi, le ski sans conviction

  à ma vue se dérobe
  intuitivement le paysage
  – ce sera bien la dernière fois que j’habite.
  du front me tombe une maigre pensée, presque honteuse
  – le bout du monde contient la totalité du monde
  tandis qu’au dessous, le vide
  grandit à toute allure…

  on parle là de l’effet boomerang
  du cil qui vrille
  d’une chambre sans miroir.
  des bleus qu’on retourne dans tous les sens ne débleuissent pas.
  finalement le coffee s’accompagne fort bien de cacahuètes, trouve t-on
  sans aller chercher trop profond

  la nuit lave
  cesser d’exercer une fonction, d’être en fonction, en fonction de, lave
  je crains la nudité, je crains la propreté. la pureté me terrorise
  si je fais un trou dans le trou, c’est encore moi que j’y vois, transi mais sans limite
  transi de sans limite
  j’habite juste à côté, toujours plus loin

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