une minute, de silence
nous réchauffera les glandes.
en attendant ne t’en fais pas, parcours montreuil, déclare forfait,
embrasse maman – on peut bien lui
accorder ça
en attendant perds tout espoir, déborde un peu
du temps.
une seule minute, de silence – c’est pas bézef
et te fais pas d’illusion: l’éternité ça
n’existe pas
on a pris un chemin, par là, comme on ne s’y attend pas
une grosse fatigue s’est envolée à l’idée qu’une issue n’était pas néces-
saire à un labyrinthe dépourvu de tout mur, tout corridor, à un labyrinthe
d’espace pur…
soigner l’allure, changer l’cardan – j’veux pas d’embrouille
une poignée de raisins secs, et muni d’un immense courage – la face cachée
d’un immense courage.
on en a débattu, longtemps
puis on s’est tu
et quoi mon existence
un caillou dans la mare
j’irai jeter du pain aux canards et quand j’en aurai marre, je me lèverai, je partirai
tremper ma face au côté lumineux
de l’être, pourquoi pas

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