l’unité par le vide

  marcher sur le dos, s’attendrir sur l’essentiel – je tombe d’accord
  ou je tombe dedans, c’est selon, selon quoi je n’sais pas, c’est selon
  l’un meurt devant l’autre derrière quand pour l’un comme pour l’autre mourir
  ne fait jamais que commencer

  attaché à sa montre, à son odeur d’emprunt, on ne rigole plus
  quelqu’un frappe à la porte il n’y a pas de porte quelqu’un frappe
  à la non-porte – le non-vent ?
  ou la vague vacance peut-être, à laquelle tout se rapporte

  je mange pas quelque chose de mort, quelque chose d’une nature en l’occurrence, d’une nature profonde
  quand j’avance toi tu recules, cela prend la forme de petits monticules, je n’y peux rien
  toi non plus tu n’y peux rien
  disons que nous n’y pouvons rien
  seuls à entretenir le souvenir du vide, droits poteaux d’un rugby verglacé – l’arpège en rade…

  tomber montre la voie. abandonner l’ouvre en grand. il a cessé de
  pleuvoir sur notre-dame, ce qui n’a nullement débouché sur
  un meilleur quelconque
  si quelconque d’ailleurs
  qu’on n’en voit plus l’utilité

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *