preuve incontestable de dieu: son absence
en tout présente, en moi si abondante
qu’en pensée m’y projetant je touche là
à ma propre inconception…
mon obsolescence programmée me laisse
entrevoir une unité plus vaste, confondant en soi la multiplicité du réel à mon
ou son
rêve prémonitoire
j’attire les mouches, les mouches à moi alors elles tombent
à mon contact.
un minuscule berceau ai-je ainsi confectionné
à leur rêve béant, leur outrance amoureuse – j’attire les mouches,
morne attraction…
le poème-volant, s’inscrivant
sur une page du néant en ressuscite les morts, les mots
nus sous l’écorce, les visages arrachés à la peur
de ne s’y reconnaître, comme c’est touchant…
jonglant avec
ses propres os, urinant
en son propre vertige, le sommet le plus haut, contigu
à la chute sans fond, venimeuse, ensorceleuse, passe
et n’en revient pas

Laisser un commentaire