j’ai promené mon bidonville sur tout le territoire

  je me suis mis à tondre, tondre comme un dératé les eaux osant rel’ver la crête, je me suis mis à pondre
  l’œuf qui ne contient rien parce que ce n’est pas son jour, et que

  je suis heureux, heureux comme ça, crucifié de bonheur, du bonheur qu’on me crache à la gueule je suis heureux comme ça,
  en posture délicate

  trébucher (dire qu’on aurait pu tomber), se flageller 
  ça aurait l’air plus sain mais plus sain respire plus loin, sphères inoccupées comme
  tout ce qui s’avoue libre et inutile

  les pieds dans l’plat, voyagent bon train
  au premier virage toutefois j’abandonne, déclare forfait, hors de vue et de combat je t’en foutrais, moi, des singes nus

   pédaler sur place, des milliers d’années durant, muscle l’effort
  tu peux vérifier ma corbeille il n’y a rien, toute pente naturellement
  s’écroule à son sommet

  rien à branler, je n’y crois plus
  les ailes rognées, le sol confus aussi – et donc libre
  libre de quoi l’histoire ne le dit pas, et c’est de ça justement qu’il s’agit

...

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