je me retrouve avec soi, tout contre soi, homme à la mer, pierre angulaire d’un vide indivisible
les lieux dont on arpente l’incommensurable béance, communs ou singuliers
tout juste perdre pied…
les derniers chemins n’ont rien d’incertain – ils virent selon le vent
s’attablent au ventre vide
jonas ayant avalé la baleine, il ne sût plus où ressusciter, par quel moyen retirer sa queue
du ventre chaud d’hélène, la naufragée
je ne me retrouve pas, désert en ce souci – ni à la glace chauve, miroir aux alouettes,
ni si loin de chez moi, chez moi d’un tel émoi
mourir vainqueur, je ne m’y attendais pas
j’en étais resté là, queue basse et ventre creux
la mort venue je fus poisson, girouette des grands fonds – j’arrivais à peine à ta cheville, soquette blanche oh de mort lente…
on pouvait se jeter nu du haut de notre plus vain espoir, on ne s’en écrasait pas moins, miroir en contrebas,
sur le futile désespoir
j’étais heureux, pour rien – simplement d’avoir en cet instant oublié de
ne pas l’être
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