rien. je vais comme ça vient. je dors quand ça m’éveille
les hommes ont des trous à l’intérieur et ils appellent ça des femmes, quoique plus grave encore
il n’y a pas d’oubli
ils vivent les uns à côté des autres. ils entendent lhassa et lhassa
ne les entend pas
di’ng ding dong et puis plus rien. ce n’est plus soi qui chante, vagis ou balbutie, c’est le corps qui se penche, penche sur
son propre vertige
il n’a plus qu’un œil et rien ne l’en empêche non rien
ne l’en éloigne. il s’éloigne tout seul
mourir assis tenir debout, ne plus savoir quoi faire de vivre et je vivais quand même, tombé des nues
ce n’est plus un noyau et même plus une pomme, c’est un malentendu entre soi
et la route qu’on trace
demain derrière tout l’temps absent. j’y vais j’en reviens pas, j’y vais sans rien, j’en viens quand même
et ton trou mimait ça. j’écris mal ou je jouis de travers, hors propos sauf le temps, obscurément récalcitrant
on ne se vivra plus soi-même en ombres-phénomènes. simplement ressuscitant (outre)
dans l’inexpérience

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