embrasser dieu sur la bouche

  nuit après nuit, ce qui tient par un bout
  je casse les cordes, dénoue les creux, tu pourras toujours prétendre trouver du bon en moi le bon m’est tout ennui, le bon au goût de terre
  de terre terreuse, c’est malheureux

  de l’amour tel qu’on le fronce, bas débris de miroirs
  je n’arrive pas la vie, la vie me passe sous le nez, je me mouche
  je me mouche à la manche, rien n’y fait, me mouche en tout sens, rien ne se passe
  rien ne se passe et caetera

  on se regardera comme on s’est toujours regardé – sans jamais vraiment se voir…
  on a des yeux pour ça, on a des yeux pour rien – et le reste attendra
  j’ai déjà un pied dans l’eau, l’autre hélas enrayé, puis l’eau vient à manquer
  le pardon tombe en panne. un peu comme on se retrouve en slip dans un rêve de foule
  on n’se caresse plus

  marcher pieds nus. on ne
  marchera plus pieds nus
  on s’en ira, c’est certain on s’en ira. pas loin. en tout cas pas plus loin
  qu’ici-même. ici-là pas plus loin, on ne marchera plus on ne
  marchera pas. pieds nus
  pieds nus certes mais on ne
  marchera plus
  ou alors à vide. d’accord mais à vide on marchera soit mais alors on
  à vide

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