clamser c’est cosmonaute

  au moins on aura l’air de rien, on lèvera les bras, en l’air – peut-être qu’on aura froid sous les aisselles
  ou entre, selon l’état des creux

  j’ai bifurqué, là, pris un chemin qui n’existe pas. j’ai aligné mes pas perdu le long de l’achemin – du coup marée jamais n’osa
  se remonter

  j’aurais voulu vivre autrement, jouir à même ton ventre un peu comme on dérape, hébété mal nourri, sur une flaque herbeuse
  en héron fatigué

  j’avais l’image d’un homme… légèrement courbé sur on ne sait quoi, et quand il se redresse il ne voit plus personne, par les yeux du soupir
  mais d’un soupir ardent

  il est très très beau, il a peut-être une fenêtre à lui tout seul. il aurait sûrement plu au miroir si celui-ci n’avait eu les yeux bandés de ne savoir si oui, si non, c’était le jour,
  c’était l’endroit

  désolidarisé de la vie-même, admis à l’absence mirobolante – tremblant encore un peu pourtant
  quand on appuie dessus
  alors on n’appuie pas

  en homme flottant, la couille entre deux eaux. en homme à qui l’on s’adresse du plus haut des mensonges. en homme-chagrin, s’évanouissant
  dans l’appareil levant…

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *