je marchais lentement, j’avais le corps à moitié désossé, aigri. il fallait bien que quelque chose finisse par me rejoindre, peut-être même m’atteigne
on se retourne dans sa tombe, saisi de constater que l’on respire encore. après cela s’assoit bien tranquillement, à le manière d’une ride au front d’un astre prétendu mort depuis des lustres, alors qu’en fait ce n’est qu’un genre de bus en détresse
ces pulsions de vide, écho répondant à d’obstinés silences, ces sourires sous cape – au dégel de mes chairs tu me traites de con, de connard de salope, et je ne comprends pas
on se mange dans la main. en dernier lieu on se mange la main. la main qu’en a vu d’autres, et qui compte sur ses doigts les doigts qui lui manquèrent pour compter jusqu’à toi
(j’eus la) révélation fortuite d’un univers habité, hanté d’une présence, et auquel une voix originelle et sans visage confère une profondeur insoupçonnée: l’écho creusant dans l’éveil un éveil plus vaste encore, puis finit par tomber – plouf
Laisser un commentaire