faire d’une moule un soldat

  d’une terre comme de l’autre, je n’ai rien à gagner
  je demande une pause, je dis pouce, j’arrête de boire de l’eau je
  ne me reconnais plus. je pense qu’il me faut un visage où noyer
  mon regard en son trouble

  la terre à moitié pleine, la terre à moitié vide, mais ton ciel un vertige
  entraide-moi
  ou du moins, dis-lui que tu penses à lui, quand bien même tu t’en détournes
  la vie après tout, ce n’est pas l’allemagne dans son intégrité

  la vie après tout, ce n’est pas va-nu-pieds toute entière
  du miel dans les cheveux, ça ne décolle pas on se voit obligé de
  tout raser – et plus on rase, plus brusque le passage
  je voulais t’embrasser, je n’embrasse qu’un cri

  valérie, c’est le nom qu’on a donné à la voix du gps, pas vraiment de raison
  j’habite une chute de lit, je branle un hlm je me demande bien
  pourquoi la vie
  n’est que la vie ou encore moins je me demande pourquoi, sans même y réfléchir
  après tout je m’en fous

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