azul en ces temps-là

  c’est juste cette tristesse qui nous submerge quand le désespoir s’enlise. rien de substantiel en somme: quelqu’un danse, ou alors c’est une histoire de marée découvrant et recouvrant les indices, les doutes irréfutables, de cailloux mordorés ponctuant le cours de nos désolations – là où tout un chacun trouvera une raison de se mordre la lèvre, jusqu’au sang s’il le faut… mais le faut-il vraiment?

  j’avais mal quelque part, je ne me suis donc pas retourné

  les enfants partout autour de soi, on les a supprimé

  il faut bien dire depuis lors nous nous sentons un peu seul

  c’est d’un attrait particulier, mais non sans conséquence

  on se mariera sous le mauvais angle. on s’embrassera de la mauvaise langue. on se sucera le tampon

  je voudrais survivre, à quoi

  caresser un chien. sentir la pisse, la neige ou l’origan. mieux encore que de changer de sujet, autant ne pas l’aborder

  portant ses seins bien hauts, il ne lui serait jamais venu à l’esprit de me dire s’enfuir mais où

  je quémande toujours, je quémande où
  ça n’existe pas

  ou alors j’emboîte le pas
  à la cheville foulée…

  qui n’avait ja ja, jamais navigué

azul en ces temps-là

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