terre à bascule, douce terre à bascule, que faire de mon bébé
la bouche pleine de neige et l’essor en bouteille, ai-je de quoi payer
au fond des chambres mortes, où le miroir n’affleure, ai-je élu domicile?
le tao de la croix nous parle t-il de fornication, et de vent sous les bras
ai-je beau ramer, beau ramer, les rames brassent le vide, et d’obole une langue
amère et qui reflue, tout être est-il de paille sous l’étincelle humide, la chute remontante
je me suis lavé dans tes bras, o putride; je me suis écarté au passage du temps
j’ai même failli tomber quand la chute en douceur se glissa sous mon pas, aveugle et nu
mais là vois-tu j’ai plus d’monnaie pour le tram du retour
tu pourrais pas me passer un peu d’monnaie s’te plaît, pour le tram du retour
me laisse pas ici
cadenassées, les portes ont dévoré leurs enfants, connasses de portes
j’ai crevé les tympans de mes murs, rabattu les volets, comme ça on n’en entendra plus parler
on s’épelle son nom, lettre après lettre comme on s’épluche, on épelle son nom
mais non ça ne nous dit rien, aucun souvenir ne remonte, n’éveille en soi d’écho
je rêve de quoi
c’est bon de savoir qu’on a toute l’éternité devant, derrière et dedans soi, même si on s’attarde pas
le loup avale le loup mais n’en fait pas toute une histoire, ou alors si
je te confie ma montre, je te donne le bras, je vais jusqu’à oser quelques pas avec toi
ça coûte rien
non, vraiment, (vivre) ça coûte rien
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