tu sais plus ce que tu dis, tu bafouilles tu gribouilles, tu chantouilles comme une couille
je cherche l’âme de mon père et je ne trouve rien
je cherche la terre de mon père et je ne trouve rien
je cherche l’océan et j’y découvre
une mer de silence…
la beauté nue, comment la beauté nue, je me grimais de brou
de noix et de noisette, ma simplicité simplement
n’en avait l’air, ou n’y ressemblait pas, j’ai été dans les îles
les îles n’y étaient plus
d’ailleurs elles n’en furent
jamais des
parce qu’on est seul
à se comprendre ou presque, en tout cas à s’entendre, à s’entendre et j’entends presque rien je veux
rentrer chez moi, là-bas,
où jamais je n’accoste
et qu’est-ce que tu as fait de moi – me perdre dans les bois? mais le bois a brûlé,
le bois a crucifié et j’étais même pas là, j’étais au kaféné quand on l’a crucifié
j’étais même pas là, quand le bois a brûlé…
dieu parmi les âmes, dieu parmi les tombes j’ai rien fait je te jure, je n’ai jamais fait qu’attendre
ce qui n’est pas venu, j’avais tout un pêcher dans la cour, il a donné des pêches
– j’héritai des pelures, et de quelques noyaux…
ne reste qu’un souffle et même pas: la buée sur le miroir et même pas: les yeux d’un loup vous épiant du fond de votre propre nuit mais sans vous voir, ni déchiffrer en vous le signe probant
d’une quelconque histoire…

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