le jour d’en face

  trouver des trous à creuser, puis, une fois fini de creuser, trouver des trous à r’boucher – dieu finira par
  nous tomber dessus, sous forme de grâce
  ou de crachin

  n’étant que ce que nous sommes dans ce qui n’est que ce qu’il est, homme flottant au-dessus de
  ses tongs, danseur claqué à côté de
  son tango

  pas d’histoire sans son loup, oui mais le loup sans histoire, celui n’ayant jamais croisé
  de chaperon – ce loup-là, cette faucille
  à cours de blé

  s’il y a quelqu’un, s’il y a quelque chose, c’est que quelqu’un déjà, c’est que quelque chose en soi
  ou que la mer en-bas
  à pas feutrés…

  s’il y a un homme c’est bien qu’un homme n’a
  pas fait la différence entre chercher un dieu, lui dérober quelques
  lauriers de sa couronne, et la patte arrachée
  de mon premier nounours

  les pieds sur terre, la tête en l’air, je perds
  sur tous les fronts – dieu n’est qu’un dieu de rechange je ne
  mange pas de ce pain-là je ne
  bois pas de cette eau-là. d’où que je sombre il émerge

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