ΚΑΤΣΑΡΙΔΟΚΤΟΝΟ*

  je n’ai pas besoin de ta réalité mais de l’idée réelle que celle-ci me suggère, de te piétiner le visage et de mourir au tréfonds de ton âme moi ton tout petit, ton triste tout petit
  cafard.
  Heureusement pour une vie plus saine sur terre il y a le 
  ΚΑΤΣΑΡΙΔΟΚΤΟΝΟ*

  sauter par dessus bord, et pom’ pom’ pom’
  tu crois avoir survécu à quoi que ce soit alors qu’en fait t’es juste même pas mort
  même pas mort
  et la dilatation de la pupille n’y peut rien: t’es juste
  pas mort mon gars, pas mort et par délicatesse

  c’est la mixture, le blend, la soupe aux vermicelles 
  l’un par l’autre, lui par elle et elle par qui, la pure négligence
  et je néglige, je néglige tellement – comment faire autrement
  que de rester, rester sans larme, icône fichée face à la mer
  narguant le dieu
  qui nous abrège

  bordel de merde y a pas lune ce soir, le bar est vide
  je dois retourner mourir quelque part, parce qu’il faut mourir quelque part et quelque part est à la bourre
  je crois j’ai avalé de travers
  la mer, tes derniers mots, ma vie entière
  le videur m’a éjecté j’ai du faire quelque chose de mal, peut-être me suis-je gratté les couilles ou celles, divinement aléatoires,
  du videur susdit… 

            * katsaridoktono: insecticide pour cafards, « cafaricide »

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *