obtiens du souffle le néant. ou alors jette ta cigarette par terre, c’est plus simple. d’un geste malencontreusement esthétique, c’est plus simple
même si ça ne marche pas
j’en ai vu des milliers comme ça, débarqués de plein gré. j’en ai même vu qui poussaient devant eux des caddies sans vergogne. je présume que l’extinction d’une lampe
ne nous décillera pas
qu’est-ce qui me prive de toi, là, petite conne aux persiennes écaillées? j’aurais du jouir plus tôt je sais bien, j’aurais du conserver au fond de moi cette vision
d’un corps se consumant
on n’y touche pas. on ne l’effleure pas d’un doigt, on ne l’affecte pas. je me lave les mains, systématiquement, je me lave les mains sans arrêt – au cas où quelque chose, ou quelqu’un
inopinément surviendrait
peut-être qu’on ne se regarde pas, ou pas assez en tout cas. peut-être qu’on préfère passer à côté, faisant semblant d’un cerf-volant, d’un été-pissenlit. peut-être qu’on a peur tout simplement
de ne pouvoir en ressortir
un degré au-dessous de moi, rampent les voix qu’on n’ entend pas. réfractaire à toute fonction, quelqu’un en moi refuse d’avancer. un degré juste au-dessus de moi, autrement dit d’un désarroi, planent c’est évident
les altitudes
les anticorps, elle n’a pas les anticorps. je pousse un pion du doigt, il y a des silences auxquels elle ne répond pas., je retire mon doigt, abroge les angles, rien ne fut jamais si clair
qu’en cet instant-là, n’importe lequel
Laisser un commentaire