l’hiver en pire

  on a beau s’y promener, il pleut

  la frontière entre un homme et son chien : il pleut

  tire à la barre et ne te mêle pas de ça
  en fait, ne te mêle de rien.
  des brosses, des sceaux, de l’eau en quantité pour laver
  les pieds crades de dieu

  pleut, pleut, pleut tant que tu veux, petit bonhomme de terre
  femme de mer plutôt, avec sa jupe énorme
  et son teint de noyée

  je reste chez moi au sec
  au sec ne coule pas : il nage
  à reculons

  quand le cheval est mort il a bien rangé tous ses os. et la mâchoire crispée
  on n’y peut rien d’ailleurs on ne fait pas le poids
  ni en os, ni en ch’val

  on n’en meurt pas. de quoi des crèmes ni du passé
  terne et lumière se retrouvent quelque part
  en toute innocence évidemment

  notre dame des foireux paysages, ramasse mes
  jours en miettes, et souffle sur
  l’encre qui ne sèche…

  on a fait de soi un homme et son chien / il pleut
  on garde les dents propres c’est un peu kaliningrad un autre
  jour de pluie…

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *