la vie telle qu’elle demeure
en soi, grandiose, inconséquente
du rimmel et des cernes, les globes mal arrimés
aux trous, aux fameux trous de nuit
– on n’en fait pas le tour…
on va pas se quitter ainsi
les mains vides, certes, mais l’esprit libre
on va pas se mentir debout, déjà que ça tangue
que ça dérape un peu, cheveu sur la langue
ou dans la soupe
j’étais loin de m’imaginer, et je sais pas
ce que t’en penses
l’atmosphère perturbée, le lit n’est plus à deux pourtant
on cale sa barque au creux d’une vague et on bouge plus – on attend juste
qu’ ça éjacule…
terrain vogue terrain vogue, tandis que mer recule
le soir à la va-vite, on s’ fait l’amour entre deux yeux
dans la boite à somnifères c’est pas pareil, un autre habite
– pas d’ rêve non plus
moonless, le temps d’abattre un arbre
de célébrer une joie, médusante banale – levrette des jours creux
le haut s’habille en nu, respire enfin
respire la cime enfin
– et avec ça?
un doigt, pas plus…
monte d’abord, l’horloge indique le nord
je rentre chez moi, comme à toute heure comme en tout temps
je rentre à même le bord, le soir quand on en tombe
et qu’on en entend
pas le plouf
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