une pause dans l’histoire d’Antalie Karakol

   on se cache une fois, et puis on recommence, on recommence une fois. puis on se cache

  j’ai perdu un bouton. ce n’était qu’un bouton, devrais-je me dire. et effectivement me le dis-je. j’ai perdu un bouton

  c’est là que tout s’enraye, c’est là que tout déraille. c’est un sommeil si lisse, on dirait qu’il s’enlise

  un homme mort. plus mort que lui tu meurs. il marche dans la rue mais ce n’est qu’une histoire, qu’une histoire somme toute. en vérité il ne se passe rien

  lave la vitre avec la langue, ta langue à toi. le reste du temps lave la vitre avec sa langue, sa langue à toi

  n’ai pas pris de congé – les congés sont éreintants. pour arriver à moi il faudrait des milliards d’années. pour en sortir, autant

  quelle explosion d’un bonheur si soudain, auquel on s’attendait un peu certes, mais dont on n’avait pas vraiment besoin, ni réellement pris la mesure

  c’est là qu’elle intervient

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