il y a la neige aussi, telle qu’elle nous prie de bien vouloir
l’en excuser
si je cherche, et si je cherche bien, qu’aurais-je à perdre
qui ne soit déjà mien?
le ciel et même un peu plus haut, le vent
qui s’en balance
achever de se croire
perdu d’avance et c’est fou, du haut de chaque chute retomber
en enfance…
brouter tout un trèfle et, parvenu à la quatrième feuille, pardonner le hasard…
j’entends bien, oui j’entends bien
ce dont nul son ne sort
et puisque par terre semble ainsi s’éveiller, se relever s’ébaudir
elle ramasse une pomme, l’étourdie…
j’avais faim alors j’ai commencé par les ongles
jusqu’à redevenir flocon
la dernière fois ce fut hier, ce sera demain – en tout cas je ne crois pas
qu’il pleuvait ce jour-là
sans cesse la mort à mon chevet me dit tu vois tu brilles
tellement j’ t’astique…
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