assumer l’irrationalité d’être, je présume que c’est ce que se déchirer dans le vide sous-entend…
on se contentera le jeudi de caresser, sans en rien démêler, la chevelure d’une divinité dépressive et béate…
si l’on fuit c’est que seule la vanité possède encore la faculté de se distinguer du néant dans le fait même de s’en revendiquer
à part ça je ne sais pas. j’ai besoin d’un amour malheureux: mourir m’éveille
penser vivre ou mourir n’importe que dans la mesure ou cela réduit la pensée à un acte pur. et pur ça veut dire sans espoir, d’une détresse telle que la vierge elle-même ne saurait nous en consoler
la part de moi à sauver, et qui me sauve – la part de moi qui tout justifie et me justifie: celle-là même qui n’existe pas, comme quelque chose qu’on ne retient plus et qu’on verse à côté
vivre ne devrait pas nous concerner, certes – mais comment le monde, quel qu’il soit, pourrait-il ne pas me blesser, ne pas me rappeler à ma propre insuffisance, à mon dénuement de chaque jour?
la lumière finalement ne jaillit-elle pas de ma prière la plus obscure? du bout brûlant des doigts l’absence ne se répand-elle pas?
vas savoir…

Laisser un commentaire