j’aime la vue qu’on a d’ici, les ciels porteurs

  ne sera sauvegardé que ce que tu auras confié au néant, ou abandonné à dieu – j’ignore le sort

  un jour tu me ramènes au même endroit du coup s’accroît le vide s’accroît immensément 

  un autre jour c’est le même jour, tu me dis fais qu’il se passe
  quelque chose, alors j’appuie la langue

  un homme en moi meurt malgré soi
  tandis que l’autre (toujours en moi) prend la pelle

  et ne crois pas qu’il s’amuse

  ne crois pas qu’il cherche à t’humilier, ni même ( en dépit des apparences) qu’il cherche à s’humilier
  il se sait simplement perdu

  il voulait vendre sa maison

  pour justifier sa fuite, son abandon

  alors qu’il suffisait de se lever de sa chaise en plastique sale et de marcher au travers les décombres
  (peut-être en traînant la chaise derrière soi sans même s’en rendre compte, par exemple…)

  tout comme on renaît un dimanche matin, après les quelques verres clairs et précis
  du dimanche matin

  jour où le seigneur cesse enfin
  de dériver sur sa
  croix-vagabonde

  car c’est pas cerf-volant, c’est pas tapis-volant
  c’est des clous qu’on enfonce rouillants
  dans le vagin de vivre

  et ça fait mal
  (paraît-il) 

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