mais c’est pas des jonquilles!

  un jour je me réveille aux côtés
  d’une cochonne
  ça me rassure, ça me rassure comme ça, je reçois le courage
  de me lever

  un lever de cochonne

  je perds le doute, j’enlise l’obscur – si ce n’est pas trop demander bien-sûr…

  toute la réalité comme la seule réponse à la question qui ne se pose pas

  et que cela ne suffise trace des routes dans le vide sidéré
  comme autant d’orgasmes fécondant le néant d’histoires de renards, de chaperons rouges, de renards

  ces très maigres lézards –
  un peu, beaucoup, passionnément
  ou pas du tout…

  non je n’ai rien oublié: on finit par ne plus avoir d’yeux
  que pour ce qu’on omet

  la plaie au flanc de la cochonne meurtrie c’est moi. car elle respire encore

  je joue toujours le personnage secondaire de ma propre histoire, celle qui se passe ailleurs

  et elle le sait

  puisque c’est elle qui baise

mais c'est pas des jonquilles!

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