la désertification par son prénom

  la nature profonde de l’homme je ne la connais pas. je l’ai vue s’effondrer en quelques secondes, prendre le chemin des écoliers

  le loup il était blanc. c’est son regard qui m’a vraiment décontenancé. mais à présent je sais, qu’une mort m’aime

  j’ai introduit la nature profonde de l’homme dans le très miséricordieux vagin, le vagin très profond de la nature. Denys l’aréopagite, ai-je joui. or il avait disparu

  je m’étais sans doute trompé sur tout, mais j’aimais la vie au-delà même de la vie. alors je l’ai plantée. je me suis dit c’est juste une césarienne, le seppuku d’un trou perdu

  regarde le trou d’un manquement au ciel – tout est permis, mais rien de réellement désirable au fond. il faudrait peut-être s’allonger, s’allonger et sans s’en rendre compte, commencer à léviter

  si j’ai effectivement appris à te lécher la langue pendant que tu me déboutonnais quelque chose, je ne me souviens plus, non je ne me souviens plus dans quel ordre et caetera, rendre l’âme

  si j’ai appris à te lécher la nuque tandis que les rases campagnes, je suis d’ailleurs que veux-tu, et d’un raisin pressé le pépin rescapé

  j’ai fini par me lever. disons que quelque chose m’a soulevé. je n’ai pas véritablement choisi de direction – choisir, direction: absolument sans intérêt. je suis en voie de désertification

  on peut dire aussi que j’ai pissé dessus en oubliant de soulever l’couvercle. moi je dis tout est amour mon chou, moi je dis crever debout

la désertification par son prénom

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