on reconnaît l’homme qui ment à la vérité qui perdure en lui, et le trahit
par exemple quand tu débandes et quel couteau s’affûte en toi – tu me décevrais tant si tu t’avouais heureux
pour te faire pardonner tu me susurres que deux-trois souvenirs suffiront à traverser l’étendue infinie de l’oubli
dont un manquant probablement, mais tu n’en diras rien…
on nomme un homme – l’espace qui l’enclot s’en fera t-il seulement l’écho? les rêves
garderont-ils à distance la nuit suffisamment encore – aurais-je le temps de remonter mon froc,
d’un seul coup de briquet contre le vent mauvais rallumer cette clope?
survivre, bien-sûr, oui mais survivre à quoi?
fin de l’hiver
je n’aime plus shubert
– derniers topinambours
les jours rallongent
rétrécissent les rêves
mon esprit s’appauvrit
dernier tour de manège
je n’aime plus l’hiver
ni les filles du bourg
Laisser un commentaire