chinoise ô ma chinoise

  elles ne savent plus lire sur les lignes de ma main.  monsieur, votre mère a été hospitalisée hier matin etc etc…

  la mère de l’humanité se cache dans un village des balkans, en uranium appauvri.  il m’a fallu deux ans

  j’aimais te sucer le sein, jusqu’à quand tu n’en pouvais plus alors tu me foutais des gifles.  comme elle

  personne ne s’est jamais présenté aux rendez-vous.  qu’une tasse de café vide, l’aiguille des secondes, un chien auquel on ne trouva pas de nom

  j’ai deux-trois photos avec mon père mais je me rappelle mieux celle avec le corps de che guevara.  je me rappelle mieux la tête de che guevara mort

   je ne me souviens que de deux rêves érotiques dans ma vie, pour leur virulence.  l’un où mon premier amour se révélait, au moment crucial, être un garçon.  et l’autre avec cette femme plus âgée, tout nerf vibrant noir, qui m’avait conseillé tu devrais te réconcilier avec la vie, lolek…

  alors j’ai préféré mourir, parce que je suis un garçon décent, comment dire… pudique, et qu’on aurait pas du me faire ça 

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