ras des pâquerettes

  lundi, la tête la première ou le landau à voiles. depuis que m’ont quitté certains fantômes j’ai l’impression d’en être devenu un – épaisse couverture nuageuse, lambeaux de jour épars, de rares averses matinales…

  il y a toujours quelqu’un assis là en face de moi et c’est précisément personne, qui ne me regarde pas mais par lequel je me regarde, moi, le côté sage du paysage et confortablement, comme qui dirait, désemparé…

  la mort dans l’âme, j’enjambe mon mouchoir – je crois bien l’avoir même un peu piétiné. tu me dis allons bon, tu vas pas faire une histoire pour un peu d’boue sur un vieux bout d’drap que d’toute façon t’as déjà souillé de mille façons et infections! n’empêche que j’arrive pas à me baisser le ramasser ce mouchoir-là – mon mouchoir. j’arrive pas à me faire une raison j’arrive pas, à la consolation non, j’arrive pas.

ras des pâquerettes

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *