c’est juste à côté tu verras, on n’attrape que dalle
éloge de la défaite, chaussette reprisée
en bout de ligne pend la langue tarie, la rivière assoiffée
… PÊCHE INTERDITE
on croit regarder la nuit et c’est la nuit qui se regarde
à travers ton œil blafard, petit miroir crasseux
tu te pèles la queue sur un bris de mémoire rayée, tu te ratures la gorge à grandes enjambées – rien n’aboutit
rien n’aboutit de ce que tu n’ébauchas point sers-moi un verre, un autre encore,
un dernier verre enfin
je fais le mort
à plat ventre sur la croix d’un chemin cinétique, trois petites crottes le chemin, trois petits points
de suspension…
hors je fais le mort, en dedans je respire, je respire assez, assez mal cependant
je t’en offre une douzaine, espérant sans vergogne
récupérer l’monnaie…
Caïn, gentil Caïn, vas t’en border
ton frère
les secondes sonnent creuses, le pneu de vivre à plat – qu’attends-tu là, qu’attends-tu donc?
j’ai sucé de ta cuisse, j’ai mâchonné la menthe, rien ne m’interdira d’attendre
ce qui ne viendra pas, coutelas et limace, fleur fangée des lilas…
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