un ciel en accès libre

  faire l’huître. rentrer à la maison. n’importe quelle maison. celle où la lampe veille. où l’attente inconditionnelle. où la solitude comprend un espace (à peine) plus large, se déborde un minimum
  quelques photos du fils exilé. un animal en blotissement. rien qu’un bout de mouchoir nous procurant l’illusion, le temps de s’y moucher, de n’être plus l’étranger global, irréconciliable, collé telle une tique au cul d’un éphémère nuage
  le genre qui butte en touche

  je sais dès lors que survivre ne suffira pas, qu’un insecte en initiales se repaîtra de notre larme (tant deux n’en couleront pas)
  sentir en plein sommeil la jambe de l’aimée déborder sur la nôtre nous maintiendrait à flot, à l’abri dans le flot, le flottant flot

  rien à montrer, à démontrer, simple comme un sursaut minuit sonnante. petite passion muette. cette histoire bancale que je me raconte, à l’issue incertaine
  et qui manque un peu de sexe, de scènes de sexe

  mon cheval à trois têtes – ce qui vaut toujours mieux qu’un cheval sans tête. qu’un acéphale sans selle
  je meurs donc à équidistance, c’est donc
  à équidistance que je meurs. et cèdent les distances
  ça n’a pas l’air comme ça, mais qu’elles sont parfois longues, les distances…

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *