ton enfant est un homme mort. j’ai toujours la sensation de parler de l’instant vide, autour duquel tourne ma/la vie
je préférerais ne pas avoir de sexe, qu’il n’y ait pas de sexe – alors aurais-je une chance, infinitésimale mais radieusement nécessaire,
de te plaire, de t’atteindre…
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la nuit comme la nuit c’est un saut à l’élastique, se frotter les dents avec du savon plein les doigts à moins que, à moins que
l’immensité, d’une façon ou d’une autre, ne trouve son chemin à travers le labyrinthe de nos égarements successifs
– elle a signé ma porte d’une croix blanche…
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la réalité manquant de séduction, nos rêves débandent
j’ai un respect quasi religieux pour les suicidés, ces saints méconnus de la plus pure contemporanéité
alors que moi je me satisfais d’un rien – au fond j’ai juste peur d’attraper froid…
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j’aime les hommes, les hommes qu’une ombre…
toute la dignité de leur douleur, j’aime les hommes
qui pissent de travers, ivres quand ils rient
à l’idée de mourir, amoureux, éperdument amoureux
tandis que tout s’effondre…
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les hommes s’ennuient, les hommes s’en foutent de toute façon
près d’un orage un ciel dormait, et il dormait de toute façon
on a cru un instant qu’il allait se mettre à chialer mais non, tout compte fait il s’est mis à
dormir – maudit soit-il !
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