sur un bâton pénélope

  assis là sur un banc, seul dans son camp – ou marcher sur shanghaï quand shanghaï n’y est plus, quand shanghaï s’est levée, quand shanghaï s’en va
  assis là sur un banc, seul dans son camp – marcher devant, ne pas bouger, se souvenir encore de ce qui n’arriva
  pas, seul sur un banc

  .

  sur un bâton pénélope, la triste fin, la triste fin quand même
  le temps est doux pour la saison, la saison morne, la grille du square
  grince quand même, et c’est le soir – c’est le soir pénélope, sur un bâton de même
  et dans les squares

  .

  j’entre dans le ventre de la mort, je m’y repose mille ans durant, tout le néant s’il le faut
  je suis en mal de mère, la mort grosse de moi ciel inconstant, ciel inconstant dans le ventre s’endort
  mille ans durant, autant dire le néant, j’ai nulle part où aller alors j’entre
  dans le ventre de la mort

  .

  la pluie sous son manteau, car il pleuvait sous son manteau – je me suis mis sur le côté pour ne pas encombrer son chemin
  je ne sais pas rouler les cigarettes d’une seule main, je ne l’ai pas appris j’ai juste senti
  la pluie sous son manteau, couler sur moi
  et puis je ne suis pas très doué avec mes doigts…

  .

  il fait adieu – il faut dire jour, c’est pas grand chose
  voire pas grand chose de plus
  or quelque chose dorénavant
  n’aura pas lieu, ou
  se passera de moi, tacite consentement
  à tout adieu…

sur un bâton pénélope

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