il n’y a qu’un enfer: l’éternité – l’éternité elle-même n’y résiste pas
j’aime une brume qu’un souffle de vent disperse, la robe si fragile d’un éboulement du temps
d’abord tu me regardes, antimystique, et après seulement, après tu m’en conjures
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c’est pas beau, mais c’est pas pire
un jour on s’ébroue, le canon sur la tempe le doigt sur la braguette, un jour on convole
en de funèbres noces
– ce jour-là justement je peux pas, je suis pas là, ce jour-là justement j’ai rendez-vous
avec ta gouine
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plus que vieillir, plus que la mort elle-même peut-être, je crains
la vérité, la simple vérité – celle qui nous délivre, celle qui nous tend la clé et nous exhorte allez vas-y, c’est tout pour toi, broute tout ton saoul maintenant
il y avait cette petite fille qu’on a sorti du puits, sa tête tenait plus trop sur ses épaules tant sa gorge baillait…
j’ai plus envie de jouir, confié-je à mon ami en refermant la bible…
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non, il y a des choses qui ne se rachètent pas, même par l’oubli
que le néant me recouvre, recouvre tout n’empêchera pas qu’ait été
poussé par dieu sur la croix de notre folie la plus pure
le cri hurlant je, violant l’absolu du silence et réduisant le néant
au néant le plus pur – c’est à dire le mien, le tien, le néant de toute chose…
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j’ai mangé de ton pain, ce pain-là, j’ai bu de ta vinasse à même ton sein violacé j’ai porté à mon front
l’eau lustrale qui ne bénit rien, n’allège de rien j’ai sucé le carton, le bonbon le cliton j’ai dit non, non, non je ne retournerai pas
chez moi
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