quelle mort me tue

  un jour parmi d’autres – c’est ça: un beau
  jour parmi d’autres, j’ai fait ce que nul homme ne devrait faire, ce que tout homme fait pourtant
  un jour, celui-là même ou même un autre, je suis
  devenu homme

  .

  nous sommes un, un si divergeant…
  il n’y a aucune chance, alors qu’il n’y a
  aucune chance, il faut voir
  au-delà de la mort

  .

  la mémoire de ceux qui meurent ne me retiendra pas – c’est ce que je clique les yeux fermés dans le panneau des configurations
  la seule éternité qu’on trouve en soi c’est celle d’avoir aimé, sans retenue sans condition et la seule mort

  .

  la pluie se nomme la pluie, alors je suis parti un peu plus tôt
  je ne pouvais mourir de rien, sinon de moi-même – comment ne serais-je pas parti?
  il faut s’inventer un lieu, un lieu où revenir, un lieu où ne jamais s’avouer qu’on ne, paradoxalement,
  le quitta jamais…

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