acide, parce qu’acide.
finalement qu’est-ce que ça soulage, s’asseoir juste là et regarder à travers la vitre ou même l’écran
tomber la pluie acide…
.
on ne sera jamais, et ce jusqu’à épuisement du souffle,
qu’un enfant qu’on renie, un gosse abandonné, un nouveau-né déjà trop vieux
alors à quoi bon faire semblant de ceci, faire semblant de cela…
.
je sais bien qu’à la fin ne reste plus que dieu ou rien
je sais bien qu’à la fin tombe ce « ou » incertain
j’ignore quelle caresse sommeille tout au fond de mes doigts
– j’ai cessé de compter les moutons…
.
je n’écris plus de lettres. jamais. il bruine.
je me dis que tant que je meurs, je ne suis pas mort
et tant que je suis mort je ne meurs pas, mon amour…
– seul dure le temps
.
je ne peux plus
me passer
de la vérité de mon être
même si la réalité entière et la loi universelle la contredisent, évidemment la nient, je ne peux plus
détourner le regard
de ce qui me… au-delà de toute raison
.
un jour il n’y a rien: c’est par la main qu’on se perd d’abord
on revient toujours aux sources de l’angoisse, succombant de n’y rien retrouver, de n’y rien reconnaître
– d’être un peu mort pour rien, tout compte fait…
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