selon la tête des pauvres jours, des jours maigres, des jours de grâce…
échapper au mouvant – je ne sais pas, en sautant sur un pied par exemple
en soi est déjà hors soi sur les routes de l’exil intérieur. la nuit en plus grand nombre, préciserons-nous
néanmoins quelle douleur, quelle douceur d’être en vie, à quelques pas de là soulager sa vessie. indemne
balisant l’infini de bulles irréfléchies, réfléchissantes, rafraîchissantes même et pour un prix modique
caresser le taureau par les cornes, lui faire le je te tiens par la barbichette et se faire étriper malgré ça – on y va
j’aimais les fleurs natives, les âmes vivotant d’un orgasme à tout prendre
au degré zéro plus rien n’entrave le rayonnement, tu peux te reposer maintenant
rien de plus contraire au dieu qui descend que l’homme qui monte, se dit l’homme assis là sur un banc, inhabité pour l’occasion
je ne faisais que ricocher de mare en mare, happant au passage un silence parmi soi, le recrachant plus loin…
n’espérant pas grand chose: de la soupe dans un bol, une pensée hors-sol…
on ne produit de l’inutile qu’en ajoutant de l’inutile à l’inutile, ce qui soit dit en passant nous propulse au-delà de tout soupçon
imagine la mort comme un lever de rideau – entre le vide et soi alors l’apparence d’un bonheur…

Laisser un commentaire