grave mélancolie

  quand elle a quitté son nid quelques plumes restèrent collées à la vitre, nostalgiques d’une buée sans doute…
  en chemin elle perdit une dent – c’est pas grave: un rêve ressuscitera là. et si c’est un rêve qu’elle perd alors dieu gagnera en mémoire, dit-on
  quoi qu’il en soit le vent est bon. de quelque côté qu’il souffle, le vent est bon…

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  ne plus avoir de prétention aucune, ne pas creuser de trou dans le sable, recevoir sur son visage la pluie qui tombe paraît-il, et la soif des anges
  je ne vous mordrai plus le gras du cul, mécaniques célestes, gènes du dernier verre à boire…

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  un homme m’a dit j’ai pas mangé depuis six jours, alors j’ai tout de suite pensé à un baba au rhum, parce que dans baba au rhum il y a du rhum, il y a ali, l’émerveillement. mais en fait c’est de frites bien grasses dont je rêvais, assis face à la mer sur le parking des naufragés…

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  dieu persona non grata je vis dans un pays
  hostile à toute idée de transcendance et c’est flippant – mais non mais non tout va bien,
  tout va bien même si les filles ne sont pas plus jolies qu’ailleurs et que le blé, par contre, soulève ses quintaux
  à bout d’épi j’irai le dire à la maîtresse: fais-moi
  une petite place juste à côté de toi
  dans la tombe de vivre…

grave mélancolie

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