de quoi je m’aperçois, je m’aperçois de rien. je rentre chez moi
chez moi comme un trou vide, je m’aperçois de quoi, une route en déshérence
puis passe l’amour. l’amour crade. le crade
l’espoir d’un non-retour
on se rend bras ballants, manches larges, flottantes
on se mange un bouton. tellement facile un bouton – on le tire on le bouffe
on se frotte
plus ou moins durement, plus ou moins tendrement, on s’y frotte
quelque chose alors se passe. ou pas
mort contre un arbre. heureux rien qu’à l’idée qu’on aurait pu l’être. gentil
gentil marche avec moi. gentil grève pour tous. je mens
on dirait que j’ai perdu un bouton
un bouton me rassure
chaque fois j’appréhende. cette fois fois de trop
j’embrasse ma nuit sur la bouche mais pas trop fort, pas trop fort
on ne chante plus après une certaine heure, après une certaine heure la berceuse et la mort on leur
retire le slip
t’arrêtes, mais t’arrêtes quand ?
laissé dieu vivre. j’ai toujours détesté le goût, la consistance
de la barbe à papa
si j’étais mort je me tiendrais droit, debout. on n’se lève plus
ni pour soi ni pour personne, on n’se lève plus – la mort
ne nous appartient plus
Laisser un commentaire