ou par une autre route

  un certain degré de condensation produit l’homme, la mort au centre
  ne prémédite rien

  le plus intérieur et le plus extérieur se rejoignant, ainsi les choses pleuvent-elles entre l’un et soi-même, comme en l’œil
  de l’un

  un certain degré d’évaporation répand la mort à sa surface, la mort à son chevet, la mort  
  à son miroir

 
  .


  j’empoigne le verrou. quelque chose hurle au-dehors, assourdi au-dedans par toute l’épaisseur
  drainée entre les deux

  je ne m’amuse pas. c’est d’ailleurs ce qu’on appelle un sale temps, grise tourmente
  à la fenêtre

  tout cela jette une ombre sur le précipice – on en conclurait trop facilement
  à la nuit intérieure

  je pleurais tout l’été, hadji, je pleurais tout l’été – est-ce ma faute à moi
  si l’été dure encore?


  .


  polir le miroir, polir le miroir – on l’a tellement poli le miroir que rien ne s’y ressemble
  plus

  à chaque fois tu crachais, tu crachais dans tes mains, les miennes ou celles d’un autre
  on ne rattrape que ça 

  le reste nous fuira, nous fuit, nous a déjà fuit sans doute, sans même qu’on s’en doute
  ou par une autre route

  voilà tu as fini. tu dis pas au-revoir. tu pars le cœur vide, vraisemblablement vide, pierre au fond
  de ma poitrine

 
 .


  le jour se lève, où le jour se lèvera. nous tombe de l’éternité la pauvre sciure

  d’ici-bas, pour de fastueux châteaux en espagne, l’amour des lointains
  et les toilettes sèches

  le jour se lève, où le jour se lèvera et parlera aux hommes
  aux plantes d’ici-bas…

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