nous aussi on s’écrase sur de vitreuses transparences. nous aussi on arpente l’invisible, en quête d’une issue à l’incompréhensible. ouvrir la fenêtre à une mouche…
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vivre à vide, chanter à jeun. une péridurale afin de faciliter la douloureuse prise de conscience, qu’un souffle (rien qu’un souffle), brasser la gadoue sur quelques mètres (quelques mètres pas plus) se paie comptant d’un creux au cœur, d’une nausée, d’un peu de sang qu’on vomit sur son g’nou, pou, hibou, doudou – qu’on vomit sur son doudou
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vivre en sursis, c’est à chaque instant osciller entre la chute et le miracle. sur la corde noueuse d’un poème tenter d’éphémères transparences, de fulgurantes évidences ou, si vraiment ça se gâte, se mettre en bouteille, simulant un bien vain appel à témoin…
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les contreforts du jouir. c’est pas moi qu’a commencé l’premier et d’abord j’ai glissé. je ne sais plus m’y prendre pour ces choses-là, l’instinct détricoté, le canard tout crotté. la vie me chienne jaune…
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et puis au fond c’est ça ou rien. ça prend du relief à contre-rien. ça ne casse pas des briques, ça se faufile entre les herbes hautes à l’ombre des grands saules. ça se sent monter monter, et ça éclabousse toute la nuit d’un seul coup comme ça, pshit…
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on meurt toujours quelque part en chemin, ou avant terme, entre une main qui t’étrangle et l’autre qui te lâche… une jambe qu te tache et l’autre qui ne trouve plus le sol… on ne se suffira jamais c’est pourquoi chaque pas équivaut exactement à un non-pas, et la raison pour laquelle on le franchit ou ne le franchit pas ne nous appartient pas
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